recension
Diététique chinoise de la femme enceinte. De la gestation au post-partum
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Ce livre bien illustré est à réserver à tous ceux qui s’intéressent à la diététique chinoise 营养学 (yingyangxue) appliquée à l’obstétrique.
Après l’explication des principes de la diététique chinoise objectivant par exemple le rôle important du Triple Réchauffeur sanjiao et de son foyer central (Rate pi et Estomac wei), l’auteur va consacrer d’importants chapitres à la diététique normale de la tonification pendant la grossesse, puis durant le post-partum, ceci dans le but de prévenir les pathologies gravidiques ou de post-partum.
Pour chaque chapitre, Marie-Emmanuelle Gatineaud nous propose des dizaines de recettes chinoises facilement réalisables à notre époque de mondialisation, au total plus de cent quatre-vingts recettes.
Ainsi, dans le chapitre consacré à la diététique thérapeutique des troubles de la lactation et en particulier concernant l’hypogalactie, l’auteur fait bien la différence entre hypogalactie de type Plénitude liée à la stase du qi du Foie avec seins durs et douloureux, et hypogalactie de type Vide avec seins peu gonflés, souples et non douloureux en rapport avec un vide de qi et de Sang avec une loge Rate-Estomac faible. Dans chaque cas, elle préconisera les aliments à éviter et les aliments à privilégier selon une liste d’aliments classés selon leur saveur (doux, piquant, salé, acide, amère) ou leur nature (neutre, fraîche, froide, tiède, chaude). Parmi les recettes conseillées, je me suis attardé à la recette du Porc à la vapeur aux graines de Lycium et aux hémérocalles qui a pour effet thérapeutique de : « tonifie le qi et le Sang, stimule la lactation. Convient pour traiter les insuffisances de lait liées aux Vides et insuffisances du qi et du Sang ». Cette recette fait intervenir outre le porc de saveur douce et de nature neutre, deux composants essentiels : 10g de graines de Lycium et 15g de pétales d’hémérocalle jaune. 
Douleur et acupuncture - De la recherche à la clinique
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Cinq chapitres pour expliquer « Douleur et Acupuncture ». Cela peut sembler être une gageure mais le Dr Claudie Terral s’y attelle avec toute l’énergie dont une ancienne assistance en sciences fondamentales est capable. Les chapitres 1 et 2 font la part belle aux controverses en parlant du point d'acupuncture et du méridien, et surtout des bases scientifiques, neurophysiologiques et histologiques de l'acupuncture. L’électrophysiologie avec la mesure des moindres résistances cutanées occupe une très grande partie du chapitre 2, très touffu mais peut-être indigeste pour l’acupuncteur non physicien. ....
En conclusion, je dois dire que ce livre me laisse insatisfait et perplexe, car malheureusement il paraît incomplet aussi bien en terme de preuves scientifiques récentes que de données thérapeutiques acupuncturales, ouvrage trop axé sur les techniques de diagnostic n’ayant pas fait leurs preuves et sur l’auriculothérapie.
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Atlas d’acupuncture de Focks
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Voici enfin le Livre à mettre entre toutes les mains, la Bible de tout acupuncteur, qu’il soit novice ou confirmé, un atlas didactique et exhaustif !
En introduction, cet ouvrage fait une brève présentation du système des méridiens principaux et secondaires et de la circulation du qi, puis des différentes méthodes de localisation des points en fonction de la mesure du cun et aussi des repères anatomiques. Puis les auteurs vont détailler chaque point d’acupuncture et guider le lecteur sur la façon de le localiser et de l’utiliser.
Prenons par exemple l’E40 (fenlong). Les auteurs le nomment « grosse bosse » et le localisent au milieu de la ligne E35 et E41, à 8 cun du bord supérieur de la patella, à deux travers de doigt en dehors de la crête tibiale antérieure ou 1 travers de doigt en dehors de E38 (le travers de doigt étant mesuré avec le majeur). Ils décrivent une autre façon de le trouver, en le localisant à 8 cun par rapport au sommet de la malléole latérale et à un travers de doigt de E38.
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© Stéphan JM. Recension. Atlas d’acupuncture de Claudia Focks. 2009;8(4):270.
Dictionnaire de Médecine Chinoise à l'usage des profanes curieux
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Ce dictionnaire de médecine chinoise à l'usage des profanes curieux est en fait un petit glossaire qui essaie de sensibiliser le lecteur à cette médecine plurimillénaire. Il peut se lire d'une seule traite ou par utilisation de l'index alphabétique. Michel Vouilloz fait un judicieux mélange des données issues du corpus traditionnel chinois avec celles issues de la littérature médicale scientifique. Ainsi, au fil des pages, pourra-t-on découvrir ce que sont les classiques de la médecine chinoise, le pinyin, les rouleaux de soie de Maiwangdui, Fuxi etc. On découvrira aussi comment l'imagerie cérébrale par IRM fonctionnelle (IRMf) ou émissions de positrons (PET), les essais contrôlés randomisés (ECR) ou les indications de l'acupuncture émis par les experts de l'OMS ont permis à la médecine scientifique occidentale de s'intéresser davantage à l'acupuncture. Néanmoins, ce dictionnaire ne peut être un ouvrage exhaustif. S'abonner à la revue « Acupuncture & Moxibustion » peut aussi être d'un grand secours. Ainsi le chapitre « Incidents et accidents » du livre fait l'objet d'une rubrique spécifique de la revue. Au chapitre « mécanismes d'action des aiguilles », on aurait pu répondre aussi par mécanotransduction et transduction. A l'entrée « Langage et écriture », la revue a consacré un débat animé sur le fait de connaître ou pas le chinois.
Quoi qu'il en soit, ce dictionnaire est à recommander à tous ceux qui veulent s'initier ou bien répondre à des questions soulevées par des patients, tout en sachant que l'évolution croissante de la recherche aussi bien sinologique que scientifique nécessite une formation médicale continue.

Le silence de l'aiguille
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Si l'univers ésotérique du Yijing vous semble abscons, alors inutile d'aller plus loin. Par contre, si vous êtes familiarisés avec les soixante-quatre hexagrammes dont Jean Choain considéraient qu'ils « seraient ainsi les symboles auxquels obéit le mouvement de l'univers » [1], alors l'ouvrage de Michel Vinogradoff est pour vous. Vous comprendrez aisément que la thérapie au cours de la consultation d'acupuncture est régie par la notion de cadre, lui même référence au nombre quatre, quatre directions, quatre aspects (si xiang). Dans la relation thérapeutique, l'acupuncteur est debout entre Ciel et Terre, symbolisé par l'axe Sud-Nord, représenté par les 1er et 2ème hexagrammes qian et kun et l'axe vertical qui les relie. Quant à lui, le patient, couché est symbolisé par l'axe Est-Ouest (63ème et 64ème hexagramme jiji et weiqi) et l'axe horizontal qui les relie.
L'aiguille d'acupuncture, instrument thérapeutique permet l'amélioration et le changement de l'état du patient, également les voyages à la fois du thérapeute et du patient. Michel Vinogradoff explicite cela par deux observations. Vous saisirez ainsi par exemple comment par l'intermédiaire de l'interrogatoire, le point 4C (lingdao) correspondant à l'hexagramme li (30ème) est choisi pour une personne dépressive. Au bout de quelques séances, le voyage du xiang de l'est dans le weiji est bien amorcé, les étapes sont franchies et le 47ème hexagramme kun est atteint. Le patient reconnaît son état et son acceptation lui permet une certaine renaissance.
En conclusion, on peut adhérer à la logique de la Voie rationnelle du Yijing selon la mystique du silence de l'aiguille, mais on peut aussi préférer celle des essais contrôles randomisés ou de l'acupuncture expérimentale. Le choix vous appartient !
Stéphan JM. Recension. Le silence de l'aiguille de Michel Vinogradoff. Acupuncture & Moxibustion. 2009;8(2):120.