Au terme de ce travail, il s'avère que la place de l'acupuncture dans la paraplégie flasque périphérique ou centrale ne doit être qu'une des méthodes de l'arsenal thérapeutique dont dispose le praticien, au même titre que la rééducation et la kinésithérapie. Certes, la bibliographie abondante sur le sujet créditerait l'acupuncture d'une efficacité bien réelle, mais il ne faut pas, me semble-t-il, trop cautionner ces publications, du fait d'un manque évident de rigueur scientifique.
Il faut plutôt considérer l'acupuncture comme une des méthodes additionnelles ayant une influence significative sur le confort psychologique du patient. Elle le soulage néanmoins de ses douleurs, diminue son stress, améliore son aptitude à lutter. Comme Gadula le fait remarquer d'après son expérience basée sur les nombreuses années passées dans un centre médical de paraplégiques en Pologne, les meilleurs résultats sont obtenus lors de l'introduction de l'acupuncture {9}.
Ainsi la mise en oeuvre d'un schéma thérapeutique associant une rééducation bien codifiée, une acupuncture traditionnelle ou réflexothérapique et une excellente relation médecin - malade, permettra bien souvent d'améliorer voire restaurer des capacités fonctionnelles chez de graves handicapés, généralement considérés comme souffrant d'une pathologie définitivement invalidante.
Bibliographie